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Présentation du spectacle par Stéphane Botti, auteur et interprète…

 

 

LE RESUME

Un petit bagnard s’évade de sa prison en entrant dans un monde fantaisiste où les objets prennent vie et où il se métamorphose malgré lui…​

Merveilleuse Evasion image 2.jpgMêlant mime, burlesque, danse, magie et clins d'œil au cinéma muet de Charlot et de Buster Keaton, Une Merveilleuse Evasion est un hommage au pouvoir de l'imagination sur les ragtimes endiablés du compositeur américain Scott Joplin (1868-1917).
 
 
 
 

 

 

 

LA GENESE

Produit par la Compagnie "Les Hommes Papillons", une première version du spectacle fut d'abord jouée en 2011 dans le cadre du projet d'éducation à l'image consacré à Charlie Chaplin orchestré par la MJC Louis-Lepage de Nogent-sur-Marne (94).

De janvier à avril 2011, près de 1000 enfants âgés de 3 à 12 ans assistèrent en salle aux premières représentations.

Puis le spectacle s'est enrichi au contact de nouveaux publics : écoles maternelles, théâtre de rue (festivals Vive l'Art Rue ! 2011 et 2012, festival international d'Aurillac 2013) et en salle pour un public sans limite d'âge comme au Théâtre des Blancs Manteaux à Paris.​

La Compagnie du Théâtre et la compagnie du Théâtre de l'étoile pliante se sont unies pour produire de nouvelles représentatrions à compter de la saison 2016/2017...

 

 

 

 

REDÉCOUVRIR LA PANTOMIME ET LE BURLESQUE

Sous une forme originale et contemporaine, "Une Merveilleuse Evasion" est une belle introduction à l’art de la pantomime ainsi qu’au cinéma burlesque des années 1920-1930.


UN HOMMAGE À CHARLIE CHAPLIN ET À BUSTER KEATON

Pour préparer la représentation ou pour la prolonger, on montrera avec profit au jeune public le court-métrage de Charlie Chaplin "The Adventurer" ("Charlot s'évade", 1917) ou bien celui de Buster Keaton "Convict 13" ("Malec champion de golf", 1920).

À partir de là, j’ai conçu un spectacle muet, burlesque et onirique. Car "Une Merveilleuse Evasion" est véritablement construite comme un film burlesque : la logique n’y a pas vraiment place.

Mon personnage entre ainsi en réaction avec le monde qui l’entoure et sa maladresse l’entraîne dans un enchaînement de séquences au cours desquelles ses actions l’emportent toujours ailleurs. Cette suite de tableaux variés permet de sans cesse renouveler l’intérêt et la curiosité des plus jeunes spectateurs.


MÉTAMORPHOSES : LE MOI-OBJET ET L’OBJET-SUJET

"Une Merveilleuse Evasion", c’est l'histoire d'un petit homme jeté en prison et qui va s’en évader par le rêve. Merveilleuse Evasion image 3.jpgComme dans les films burlesques, les objets vont prendre vie et lui causer des soucis.

Dans mon spectacle, les partenaires-objets seront d'abord les menottes que mon personnage tente d'enlever puis le journal qu'il lit puis un parasol récalcitrant qui devient tour à tour haltère, cheval, partenaire de tango, tutu, queue de poisson puis un coquillage qui vole...

Le cinéma burlesque, c’est aussi l’art de la métamorphose. J’ai donc travaillé sur toute une série de métamorphoses de mon personnage. De bagnard, mon personnage devient un plagiste 1920 puis une chenille (thème redoublé de la métamorphose), un animal sans tête, un athlète haltérophile, un danseur de tango, un cavalier apeuré puis une danseuse classique, un boxeur et un funambule avant de retrouver son état de bagnard.Merveilleuse Evasion image 4.jpg

Toutes ces métamorphoses et maladresses sont bien sûr chorégraphiées. Il ne s’agit pas de danser mais de retrouver un peu de l’agilité et de la dynamique des vedettes du muet : Chaplin en tête, mais aussi Buster Keaton ou Harold Llyod. L’humour naît de cette dynamique et des ruptures de jeu qu’elle provoque. Le comique de situation se mêlera ainsi au comique de répétition et au comique des gestes et des mimiques. Le
personnage sera toujours digne même quand il sera ridicule, toujours prêt à exposer ses émotions et l’instant d’après essayant de se montrer imperturbable.


 

L’IMAGINATION COMME UN MOYEN DE CONTRÔLER SON RÉEL

Le spectacle se déroule dans deux univers distincts : le réel et le rêve, la cellule de prison et une plage fantasmée. Les rayures du costume de bagnard, elles, reviennent comme un leitmotiv, une ironie dramatique qui rappelle aux spectateurs que le rêve n’est qu’un rêve… Pour passer d’un état à l’autre, le lit qui se transforme en mer démontée me servira de seuil ainsi que la musique (autre code du cinéma muet). Les compositions rythmées de Scott Joplin ne se limitent pas à accompagner les aventures du personnage. Par moment, la musique semble être elle aussi un objet qui se joue du petit bagnard, le forçant à faire des choses, parfois le contrôlant comme dans un envoûtement.

La magie de la musique sert donc le thème, ainsi que les illusions (coquillage qui apparaît et qui vole, journal déchiré-restauré) et l’acrobatie qui instaurent un autre rapport au réel.

Du cauchemar de l’emprisonnement à la douce folie de son rêve nocturne, mon personnage apprendra la puissance de l’imagination, celle qui libère… Car, comme l’a écrit Charlie Chaplin dans son autobiographie :

« Ce n’est pas la réalité qui compte […] mais ce que l’i​magination peut en faire. »

 

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